Ce document décrit les principales caractéristiques de la distribution TEX Live, une distribution de TEX et LATEX pour Linux et autres Unix, Mac OS X et systèmes Windows 32 bits (attention, cette distribution n’est pas vraiment utilisable avec les anciens systèmes Mac ou MS-DOS). Elle comprend les binaires pré-compilés de TEX, LaTeX2e, Metafont, MetaPost, BibTeX et de nombreux autres programmes ainsi qu’une bibliothèque étendue de macros, de fontes et de documentations. Elle traite aussi la composition de textes qui utilisent plusieurs systèmes d’écritures différentes venant de toute la surface du globe. La distribution TEX Live est en fait un sous-ensemble de TEX Collection (décrit brièvement à la section 2, p. 7) produit grâce aux efforts combinés des différents groupes d’utilisateurs de TEX.
L’édition 2007 a été figée en janvier 2007. Les futures mises à jour des composants de la distribution 2007 seront disponibles au fur et à mesure de leur parution sur le site CTAN, http://www.ctan.org.
On trouvera à la fin du document, section 11 (p. 78), un bref historique des principales modifications apportées au fil du temps à la distribution TEX Live.
Les utilisateurs des éditions précédentes de TEX Live sont invités à lire, avant toute mise à jour, la section 11.2 p. 85 qui présente les principaux changements intervenus cette année.
Vous pouvez utiliser TEX Live de trois façons différentes :
Ces trois utilisations sont décrites en détail dans les sections concernant l’installation spécifique à chaque système. Quelques remarques générales :
La communauté TEX est à la fois active et conviviale ; pratiquement toute question sérieuse finit par obtenir une réponse. Le support est pourtant informel, assuré par des volontaires et des lecteurs occasionnels, aussi est-il particulièrement important que vous fassiez votre propre travail de recherche avant de poser la question (si vous préférez un support commercial, vous pouvez renoncer à TEX Live et acheter un système payant ; voir une liste à http://tug.org/interest.html#vendors).
Voici une liste de ressources, classées selon l’ordre dans lequel nous recommandons de les utiliser :
L’autre aspect du sujet concerne l’aide à apporter aux personnes soumettant des questions. Les forums comp.text.tex, fr.comp.text.tex ainsi que les listes de diffusion texhax et gut sont ouverts à tous, aussi n’hésitez pas à vous y joindre, à commencer la lecture et à fournir de l’aide là où cela vous est possible. Bienvenue dans le monde TEX !
Nous décrivons ici la structure et le contenu de TEX Live et de TEX Collection qui est un sur-ensemble de TEX Live.
Des limitations d’espace liées au format des CD-ROM nous ont contraint à diviser TEX Collection en plusieurs distributions :
Les droits d’utilisation des fichiers présents dans CTAN, ProTEXt, MacTEX et texmf-extra diffèrent de ceux de TEX Live, pensez à lire les licences si vous envisagez de modifier ou de redistribuer certains de ces fichiers.
protext est fourni à la fois sur le DVD live et sur un CD spécifique pour ceux qui n’ont pas de lecteur de DVD.
On peut déterminer la nature de la distribution utilisée en recherchant le fichier 00type.TL dans le répertoire racine du médium utilisé (CD ou DVD). Ce fichier contient aussi la date de dernière mise à jour du TEX Live.
Les répertoires les plus importants situés à la racine du DVD live sont énumérés ci-dessous. Cette année, la distribution TEX Live est dans un sous-répertoire texlive2007 et non à la racine.
| bin | Programmes de la famille TEX, rangés dans des sous-répertoires selon les plates-formes. |
| source | Le code source de tous les programmes, incluant la distribution Web2C de TEX et Metafont. Il s’agit d’une archive au format tar, compressée par bzip2. Faute de place, le répertoire source n’est pas sur le CD inst (seulement sur le DVD live). |
| setuptl | Programmes d’installation pour Windows et Linux. |
| support | Ensemble d’extensions et programmes auxiliaires. Ils ne sont pas installés par défaut. |
| texmf | Répertoire contenant les programmes et leur documentation. Ne contient ni les formats ni les extensions (appelé TEXMFMAIN dans la section suivante.) |
| texmf-dist | Répertoire principal où se trouvent les extensions, les fontes, etc., avec leur documentation (appelé TEXMFDIST dans la section suivante.) |
| texmf-doc | Répertoire contenant le reste de la documentation, le sous-répertoire doc est organisé par langue. |
| texmf-var | Répertoire contenant les fichiers générés automatiquement (appelé TEXMFSYSVAR dans la section suivante.) |
Le répertoire texmf-doc ne contient que de la documentation mais pas toute la documentation. Celle concernant les programmes (manuels, pages man et fichiers de type info est dans texmf/doc car les programmes correspondants sont dans texmf. De même, la documentation des extensions et formats est dans texmf-dist/doc. Les commandes texdoc ou texdoctk trouveront pour vous les documentations où quelles soient sur le disque. Le fichier doc.html du DVD live contient une liste de liens bien utiles pour localiser les fichiers de documentation.
On trouve également, au même niveau que les répertoires mentionnés ci-dessus, les scripts d’installation et les fichiers README (dans différentes langues).
Nous donnons ici la liste complète des variables prédéfinies qui contiennent les noms des différentes arborescences de type texmf et l’usage qui en est fait. La commande texconfig conf retourne les valeurs de ces variables, ce qui permet de savoir où se trouvent ces différentes arborescences dans une installation donnée.
contient les éléments essentiels du système, comme les scripts (web2c/mktexdir, etc.), les fichiers .pool, etc.
contient les fichiers de macro (Plain, LATEX, ConTEXt, etc.,), les fontes, etc., de la distribution TEX Live. Rien ne devrait être ni ajouté ni supprimé dans cette arborescence.
c’est là que l’administrateur de la machine place les classes et extensions locales, les fontes non disponibles dans TEX Live, etc.
contient les fichiers personnels (extensions, classes, fontes) de l’utilisateur ; ce répertoire est sous $HOME par défaut. La variable TEXINPUTS ne devrait plus être utilisée.
c’est là que les scripts updmap et fmtutil recherchent leurs fichiers de configuration en priorité. texconfig y place les versions modifiées des fichiers de configuration. Sous $HOME par défaut.
c’est là que les scripts updmap-sys et fmtutil-sys recherchent leurs fichiers de configuration en priorité. texconfig-sys y place les versions modifiées des fichiers de configuration.
c’est là que les scripts texconfig, updmap et fmtutil rangent les formats et les fichiers .map qu’ils produisent. Sous $HOME par défaut.
c’est là que les scripts texconfig-sys, updmap-sys et fmtutil-sys rangent les formats et les fichiers .map qu’ils produisent.
Les possibilités offertes par texconfig sont décrites à la section 4.1, p. 29.
TEX Live contient plusieurs extensions de TEX.
Voici quelques autres programmes couramment utilisés et présents dans TEX Live :
Traitement de la bibliographie.
Traitement des index.
Conversion DVI vers PostScript.
Visualisation DVI pour le système X Window.
Pilote DVI pour les imprimantes HP LaserJet.
Conversion DVI vers ou depuis du texte simple.
Couper/Coller de pages à partir de fichiers DVI.
Conversion DVI vers PDF, une autre approche que celle de pdfTEX (mentionné ci-dessus). Voir les extensions ps4pdf et pdftricks pour d’autres alternatives.
Utilitaires PostScript.
Vérification de syntaxe LATEX.
Processeur ConTEXt et PDF.
Conversion TEX vers HTML.
Comme on l’a vu en section 1.1 p. 6, le TEX Live peut être utilisé de trois façons principales :
Les procédures spécifiques à Unix sont décrites pour chacun de ces cas dans les sections qui suivent.
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ATTENTION : Les CD et le DVD sont au format ISO 9660 (High Sierra), avec les extensions « Rock Ridge » (et « Joliet » pour Windows). Votre système doit pouvoir reconnaître les extensions « Rock Ridge » pour une utilisation optimale de TEX Live. Consultez votre documentation concernant la commande mount pour voir si c’est le cas. Si votre réseau local est constitué de machines différentes, regardez si vous pouvez monter les CD sur une machine qui supporte Rock Ridge et utiliser ce point de montage pour les autres machines. L’utilisation des CD sur les systèmes modernes ne devrait pas poser de problèmes. S’il y en avait, n’hésitez pas à nous le faire savoir. La suite de ce document suppose que vous avez installé et monté les CD avec une compatibilité Rock Ridge parfaite. |
N.B. : les droits de « root » sont souvent requis pour monter le CD. D’autre part, selon le type d’Unix utilisé, il vous faudra probablement connaître le mot de passe de « root » ou tout au moins utiliser la commande sudo pour effectuer l’installation (le droit d’écriture sur le(s) répertoire(s) d’installation est évidemment indispensable). Cette remarque concerne particulièrement les utilisateurs de Mac OS X à qui nous recommandons de prendre d’abord connaissance de la section 5 avant toute installation.
La liste des architectures sur lesquelles fonctionne TEX Live est donnée page 20 (table 2).
On peut utiliser le système TEX directement depuis DVD live, sans l’installer sur le disque dur (d’où en
fait le nom TEX Live). Il n’est pas possible de faire tourner TEX directement depuis le CD inst (voir
section 2.1, page 8). Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock
Ridge. La commande exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux,
mais les noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent
changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de
l’utilisateur sont soulignées.
Se placer au point de montage du lecteur :
Après l’affichage de divers messages de bienvenue et une liste des options du menu principal, l’installation réclame l’entrée d’une commande. Taper alors le caractère voulu suivi d’un retour-chariot. Ne pas taper les chevrons (ni < ni >) ; on peut utiliser des majuscules ou des minuscules ; ici, les exemples utilisent des minuscules.
Pour exécuter live, la première commande est d suivie de la sous-commande 1 pour choisir le répertoire du disque local où seront placés les fichiers (tels que les fontes et les formats) que le système TEX génère lui-même ainsi que les fichiers de configuration si besoin est. On utilisera /opt/texlive2007 dans cet exemple, mais un utilisateur non privilégié peut très bien choisir un sous-répertoire non-existant de son répertoire personnel (il sera créé et ne contiendra donc que du matériel TEX Live). Étant donné que les fichiers créés ne sont pas toujours compatibles d’une année sur l’autre, il est recommandé d’inclure l’année dans le nom du répertoire. Si la valeur par défaut /usr/local/texlive/2007 vous convient (c.-à-d. que /usr/local/texlive/2007 n’est pas un répertoire existant et que vous avez les droits pour écrire sous /usr/local), vous pouvez sauter cette étape.
Retour au menu principal. La seconde (et dernière) commande est r pour faire tourner live à partir du DVD sans pour autant l’installer sur le disque dur :
On se retrouve au niveau de la ligne de commande comme on vient de le voir.
Il faut maintenant modifier les deux variables d’environnement PATH et TEXMFSYSVAR comme indiqué à l’écran quelques lignes au dessus de « Welcome to TeX Live ! ». La syntaxe dépend du shell utilisé. Les syntaxes précises sont affichées pour les shell de type Bourne ou compatible (bash, sh ksh, etc.) et pour les C shells (csh, tcsh). Rappelons qu’il suffit de taper la commande echo $SHELL pour connaître le nom du shell utilisé. Le plus simple est de recopier par copier-coller, soit les deux lignes commençant par « setenv » pour les C shells, soit les trois lignes « PATH= », « TEXMFSYSVAR= », « export ... » pour les shell de type Bourne (suivies d’un retour-chariot) dans le terminal de commandes.
Ceci suffit pour pouvoir utiliser la distribution TEX Live pendant toute la session. Pour ne pas avoir à redéfinir PATH et TEXMFSYSVAR à chaque nouvelle connexion, il suffit d’entrer les mêmes commandes à l’aide d’un éditeur dans le fichier d’initialisation du shell (.bash_profile, .profile ou .cshrc selon le cas). L’initialisation se fera ensuite automatiquement au début de chaque nouvelle session.
Une fois l’installation terminée et les variables d’environnement initialisées, la dernière étape consiste à exécuter texconfig ou texconfig-sys pour éventuellement modifier certains paramètres. Ceci est expliqué à la section 4.1, p. 29.
Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.
En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.
Il est possible, et même habituel, d’installer le système TEX à partir du TEX Live sur le disque (« dur »). Ceci peut se faire en utilisant soit le DVD live, soit le CD inst (voir section 2.1, p. 8 pour des explications sur les différentes distributions).
Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock Ridge. La commande
exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux, mais les
noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent
changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de
l’utilisateur sont soulignées.
Se placer au point de montage du lecteur :
Après l’affichage de divers messages de bienvenue et une liste des options du menu principal, l’installation réclame l’entrée d’une commande. Taper alors le caractère voulu suivi d’un retour-chariot. Ne pas taper les chevrons (ni < ni >) ; on peut utiliser des majuscules ou des minuscules ; ici, les exemples utilisent des minuscules.
La table 1 donne la liste des options du menu principal. On peut choisir les options dans n’importe quel ordre, mais i doit être la dernière choisie. Il est cependant raisonnable de procéder dans l’ordre où elles apparaissent ici !
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Voici quelques précisions sur chaque option.
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Voici la liste des collections de langues du TEX Live (on garde ici les noms anglais des options qui sont ceux du système !) :
| African (qq scripts) | Arabic | Armenian | Chinese Japanese Korean |
| Croatian | Cyrillic | Czech/Slovak | Danish |
| Dutch | Finnish | French | German |
| Greek | Hebrew | Hungarian | Indic |
| Italian | Latin | Manju | Mongolian |
| Norwegian | Polish | Portuguese | Spanish |
| Swedish | Tibetan | UK English | Vietnamese |
Les collections de langues comprennent normalement des fontes, macros, motifs de césure et autres fichiers. Par exemple, frenchle.sty est installé lorsqu’on sélectionne la collection French. Par ailleurs, l’installation d’une langue de la collection modifie le fichier de configuration language.dat qui contrôle quelles divisions (ou coupures de mots) sont chargées.
Répertoire de plus haut niveau sous lequel tout le reste sera installé, la valeur par défaut est /usr/local/texlive/2007. Il est conseillé de faire figurer l’année dans le nom choisi, de façon à pouvoir conserver séparément plusieurs versions de TEX Live. L’ajout d’un lien symbolique /usr/local/texlive/current qui pointe vers la version à utiliser facilitera grandement le basculement d’une version à l’autre et le retour à l’ancienne version en cas de problème.
Sous Mac OS X, les interfaces utilisateurs recherchent TEX dans /usr/local/teTeX ; plutôt que d’installer la distribution TEX Live dans ce répertoire, on pourra faire l’installation par défaut (dans /usr/local/texlive/2007 donc) et ajouter deux liens symboliques : current qui pointe vers 2007 et teTeX qui pointe vers current. Pour cela il suffit de taper les deux commandes suivantes dans un terminal :
C’est dans cette arborescence que doivent être placés les fichiers non fournis par TEX Live. La valeur par défaut est /usr/local/texlive/texmf-local. C’est l’endroit recommandé pour y mettre les classes et les fichiers de style locaux, les fontes (par exemple commerciales) non disponibles sur TEX Live ainsi que les paramètres de configuration locaux.
C’est dans cette arborescence que les scripts texconfig-sys, fmtutil-sys, updmap-sys installent les fichiers qui sont spécifiques à la version, notamment les fichiers de format. La valeur par défaut est TEXDIR/texmf-var, il n’y a en général aucune raison de la changer. Les fichiers configuration modifiables par texconfig-sys (voir section 4.1, p. 29), comme fmtutil.cnf et updmap.cfg, sont eux dans TEXMFSYSCONFIG.
Pour spécifier un autre répertoire pour les fontes générées. La valeur par défaut utilise l’arborescence TEXMFVAR, comme on l’a dit plus haut. Si vous voulez que l’arborescence principale soit accessible en lecture uniquement, cette option permet de choisir une autre localisation (qui doit bien sûr être accessible en lecture-écriture pour tous) pour ranger les fontes créées dynamiquement.
Pour créer des liens symboliques pour les binaires, la documentation (man pages) ou les fichiers Info GNU. Par exemple, on peut désirer rendre la documentation de type man accessible depuis /usr/local/man et les fichiers Info depuis /usr/local/info (il faut alors bien sûr avoir les droits d’écriture dans les répertoires spécifiés).
En revanche, il est déconseillé d’utiliser cette option pour les binaires. Rendre les binaires TEX Live accessibles depuis /usr/local/bin risque de masquer définitivement, y compris pour root, les binaires TEX fournis en standard sur la plate-forme. Sous Linux par exemple, root doit utiliser par défaut les binaires teTEX fournis avec la distribution installée (Debian, Mandrake, RedHat, etc.) et non ceux fournis par TEX Live.
Pour ne pas installer l’arborescence de la documentation sur les fontes et les macros. Utile pour économiser de l’espace disque ou bien si la documentation a été installée auparavant à un autre emplacement.
Pour ne pas installer l’arborescence des fichiers source. Ceci peut être utile si cette arborescence est commune à différentes machines ou architectures, (partage par NFS ou automount par exemple).
Lorsque l’installation est terminée, l’étape suivante consiste à inclure dans la variable PATH des usagers (autres que root cf. ci-dessus) le sous-répertoire de TEXDIR/bin spécifique à l’architecture de façon que les programmes nouvellement installés puissent être trouvés. Le tableau 2 (page 20) donne la liste des noms des architectures ; on peut aussi lister le contenu de TEXDIR/bin pour déterminer le nom du sous-répertoire de TEXDIR/bin à inclure en tête de PATH.
La syntaxe de cette commande et le fichier d’initialisation à utiliser dépendent du système utilisé. Pour un shell Bourne ou compatible (sh, bash, ksh, etc.), il faut mettre dans le fichier $HOME/.profile1 des futurs utilisateurs de TEX Live :
et pour un C shell (csh, tcsh), mettre dans le fichier $HOME/.cshrc :
Sous Mac OS X ceci se peut se faire de la manière suivante, qui évite d’avoir à ouvrir un éditeur sur un fichier caché : on redevient utilisateur de base, on se place dans son répertoire personnel, en tapant dans le Terminal
Voici un court exemple qui sélectionne une installation complète avec les binaires du système actuel seulement (on accepte tous les choix par défaut). Les RETURN sont omis ici.
Si votre système Unix connaît la commande manpath (essayez en tapant man manpath dans un terminal), vous pourrez accéder à la documentation de TEX Live grâce à la commande man en ajoutant la ligne suivante (en adaptant les chemins éventuellement) dans le fichier /etc/manpath.config (ceci nécessite les droits de root) :
Une fois l’installation terminée et les variables d’environnement initialisées, la dernière étape consiste à exécuter texconfig ou texconfig-sys pour éventuellement modifier certains paramètres. Ceci est expliqué à la section 4.1, p. 29.
Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.
En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.
Lorsqu’on doit dupliquer la même installation sur plusieurs machines, il peut être fastidieux de devoir répondre à chaque fois à la même liste de questions. Une installation personnalisée automatique est possible.
Exemple : pour réaliser une installation standard de TEX Live sous /opt/texlive plutôt que sous /usr/local/texlive, il suffit d’exécuter les trois commandes suivantes :
L’argument « i » passé au script d’installation sert à lancer l’installation (en mode interactif, on taperait i au clavier).
Cinq variables d’environnement permettent de choisir où aura lieu l’installation :
remplace /usr/local/texlive.
remplace /usr/local/texlive/2007.
remplace /usr/local/texlive/texmf-local.
remplace /usr/local/texlive/2007/texmf-var.
remplace $HOME/texmf.
Pour réaliser une installation personnalisée, il est facile d’écrire un petit script qui passe les arguments adéquats à la commande install-tl.sh ; par exemple pour une installation selon le schéma Gutenberg, avec comme langues supplémentaires l’espagnol et l’anglais britannique, à placer sous /opt/texlive, on pourrait lancer (sous root, en supposant que le SHELL est sh ou bash le script suivant :
les lettres figurant entre <<EOI et EOI étant exactement celles entrées (dans le même ordre) lors d’une installation interactive.
Une autre solution (meilleure ?) consisterait à utiliser un fichier configure à la mode GNU... Les volontaires pour travailler dans cette direction sont les bienvenus !
On peut ajouter des composants individuels ou des collections de la distribution actuelle à une distribution autre que TEX Live ou à une installation plus ancienne de TEX Live. Ceci peut se faire soit à partir du DVD live soit à partir du CD inst.
Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock Ridge. La commande
exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux, mais les
noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent
changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de
l’utilisateur sont soulignées.
Se placer au point de montage du lecteur :
Lancer le script install-pkg.sh (et non install-tl.sh qui n’est destiné qu’à l’installation complète) :
Le premier jeu d’options permet de choisir ce qui sera installé :
Le composant individuel à installer.
La collection individuelle à installer.
Ne pas installer les fichiers de documentation pour cette opération.
Ne pas installer les fichiers source pour cette opération.
Répertoire source d’où on lit ; par défaut le répertoire courant. Si on a suivi les instructions ci-dessus, il n’a pas besoin d’être modifié.
Ce qu’on appelle « répertoire des listes » dans cddir d’où on lira l’information sur le composant. Si on a suivi les instructions ci-dessus, il n’y a pas besoin de le modifier.
La suite des opérations est contrôlée par les options décrites ci-dessous. Si aucune n’est spécifiée, par défaut on installe les fichiers spécifiés. L’arborescence principale de destination est le répertoire père du répertoire bin affiché par la commande which tex. On peut la modifier en changeant les variables d’environnement TEXMFMAIN ou TEXMF.
Liste les fichiers à installer mais n’installe rien du tout !
Au lieu d’installer les fichiers dans le système TEX, crée une archive tar.
Options additionnelles :
Après l’installation, exécuter texconfig init.
Après installation, ne pas lancer mktexlsr pour reconstruire la base de données des noms de fichiers.
Donner plus d’informations durant l’exécution des scripts.
Voici quelques exemples d’utilisation :
Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.
En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.
Une fois l’installation terminée il faut, quel que soit le système, configurer le système pour certains besoins locaux et faire des tests de base.
Cette phase de post-installation comprend éventuellement la prise en compte de composants, fontes ou de programmes qui n’étaient pas inclus dans TEX Live. L’idée de base est de faire les ajouts dans l’arborescence TEXMFLOCAL (si vous avez installé depuis le disque) ou dans TEXMFSYSVAR (si vous exécutez depuis le disque) ; voir « répertoires d’installation » en page 21.
Bien sûr, les détails varient d’un cas à l’autre et nous n’essayerons donc pas de les traiter ici. Voici quelques pointeurs à consulter :
Vous pouvez utiliser le programme texconfig n’importe quand après votre installation pour reconfigurer votre système de façon à satisfaire les besoins locaux. Il peut être nécessaire de l’exécuter au moins une fois juste après l’installation si les valeurs par défaut de certains paramètres ne vous conviennent pas. Ce programme est installé avec les autres sous le répertoire propre à votre architecture TEXDIR/bin/archname, si vous n’avez pas modifié le PATH de root, il faudra le lancer (sous root) avec son chemin complet.
Si on le lance sans arguments, il entre en mode plein-écran et on peut alors voir et modifier interactivement les paramètres.
On peut aussi le lancer avec diverses options. Voici les plus courantes (la distribution TEX Live est configurée pour utiliser du papier A4 par défaut) :
Mettre la taille par défaut du papier à letter pour les pilotes pdftex, dvips, dvipdfm, xdvi, etc.