Guide pratique de TEX Live
TEX Collection 2007

Karl Berry
http://tug.org/texlive/
Version française
Daniel Flipo (GUTenberg)

Janvier 2007

Table des matières

1 Introduction
 1.1 Utilisation élémentaire de TEX Live
 1.2 Obtenir de l’aide
2 Structure de TEX Live
 2.1 Distributions multiples : live, inst, protext
 2.2 Répertoires situés à la racine
 2.3 Description des arborescences texmf utilisées
 2.4 Les extensions de TEX
 2.5 Quelques autres programmes intéressants dans TEX Live
3 Utilisation sous Unix
 3.1 Utiliser TEX Live à partir du DVD live
 3.2 Installer TEX Live sur le disque
 3.3 Ajouter des composants à une installation
4 À faire après l’installation
 4.1 Le programme texconfig
 4.2 Tester l’installation
5 Installation pour Mac OS X
 5.1 Installation de MacTEX
 5.2 install*.sh : installation depuis TEX Live
 5.3 Interfaces graphiques pour Mac OS X
6 Installation sous Windows
 6.1 Installation sous Windows depuis le CD inst
 6.2 Programmes auxiliaires pour Windows
7 Maintenance sous Windows
 7.1 Ajouter ou supprimer des composants
 7.2 Configuration et maintenance
 7.3 Désinstallation complète de TEX Live
 7.4 Ajouter des composants à votre système
 7.5 Exécution de tlmp.exe en ligne de commande
 7.6 Installation en réseau
 7.7 Différences entre la version Windows et la version Unix de TEX Live
 7.8 Personnalisation de l’installation
 7.9 Tests
 7.10 Impression
 7.11 Trucs et astuces à propos de la plate-forme Win32
 7.12 En cas de problème
8 Guide d’utilisation du système Web2C
 8.1 Kpathsea et la recherche de fichiers
 8.2 Les bases de données
 8.3 Options à l’exécution
9 Installation sur un nouveau système Unix
 9.1 Prérequis
 9.2 Configuration
 9.3 Exécuter make
10 Remerciements
11 Historique des versions successives
 11.1 Les éditions précédentes
 11.2 L’édition 2006–2007
 11.3 Versions futures

Liste des tableaux

Options d’installation du menu principal
Les binaires sont disponibles pour les architectures suivantes.

1 Introduction

Ce document décrit les principales caractéristiques de la distribution TEX Live, une distribution de TEX et LATEX pour Linux et autres Unix, Mac OS X et systèmes Windows 32 bits (attention, cette distribution n’est pas vraiment utilisable avec les anciens systèmes Mac ou MS-DOS). Elle comprend les binaires pré-compilés de TEX, LaTeX2e, Metafont, MetaPost, BibTeX et de nombreux autres programmes ainsi qu’une bibliothèque étendue de macros, de fontes et de documentations. Elle traite aussi la composition de textes qui utilisent plusieurs systèmes d’écritures différentes venant de toute la surface du globe. La distribution TEX Live est en fait un sous-ensemble de TEX Collection (décrit brièvement à la section  2, p. 7) produit grâce aux efforts combinés des différents groupes d’utilisateurs de TEX.

L’édition 2007 a été figée en janvier 2007. Les futures mises à jour des composants de la distribution 2007 seront disponibles au fur et à mesure de leur parution sur le site CTAN, http://www.ctan.org.

On trouvera à la fin du document, section 11 (p. 78), un bref historique des principales modifications apportées au fil du temps à la distribution TEX Live.

Les utilisateurs des éditions précédentes de TEX Live sont invités à lire, avant toute mise à jour, la section 11.2 p. 85 qui présente les principaux changements intervenus cette année.

1.1 Utilisation élémentaire de TEX Live

Vous pouvez utiliser TEX Live de trois façons différentes :

  1. Vous pouvez exécuter TEX Live directement depuis le DVD live (toutes plates-formes). Cela prend très peu d’espace disque et donne un accès immédiat à tout le contenu de TEX Live. C’est une solution parfaitement acceptable même si les performances obtenues sont moins bonnes que si TEX Live était lancé depuis un disque local.
  2. Vous pouvez installer tout ou partie de TEX Live sur un disque local. C’est l’utilisation la plus fréquente de TEX Live. Ceci peut se faire à partir du DVD live ou de l’un des CD de la distribution (voir section 2.1, p. 8). Il faut disposer d’un minimum de 120 Mo, mais on recommande au moins 400 Mo pour un système standard ou 800 Mo pour un système complet.
  3. Vous pouvez incorporer un jeu de composants particulier ou une collection dans un système TEX déjà présent, soit un système TEX Live installé précédemment, soit un système TEX différent.

Ces trois utilisations sont décrites en détail dans les sections concernant l’installation spécifique à chaque système. Quelques remarques générales :

1.2 Obtenir de l’aide

La communauté TEX est à la fois active et conviviale ; pratiquement toute question sérieuse finit par obtenir une réponse. Le support est pourtant informel, assuré par des volontaires et des lecteurs occasionnels, aussi est-il particulièrement important que vous fassiez votre propre travail de recherche avant de poser la question (si vous préférez un support commercial, vous pouvez renoncer à TEX Live et acheter un système payant ; voir une liste à http://tug.org/interest.html#vendors).

Voici une liste de ressources, classées selon l’ordre dans lequel nous recommandons de les utiliser :

Getting Started
Pour ceux qui débutent en TEX, la page web http://tug.org/begin.html contient une courte description du système.
FAQ TEX
La FAQ TEX est un vaste recueil de réponses à toutes sortes de questions, de la plus élémentaire à la plus complexe. Elle est enregistrée sur le DVD live dans texmf-doc/doc/english/FAQ-en et elle est disponible sur Internet à l’adresse http://www.tex.ac.uk/faq. Merci de consulter cette FAQ avant toute question.
Catalogue TEX
Si vous recherchez une extension, une fonte, un programme, ... particuliers, il faut examiner le catalogue TEX. C’est une importante liste de tous les éléments relatifs à TEX. Voir texmf-doc/doc/english/catalogue sur le DVD live, ou http://www.ctan.org/tex-archive/help/Catalogue.
Ressources TEX sur le Web
La page web http://tug.org/interest.html propose beaucoup de liens relatifs à TEX, en particulier concernant des livres, manuels et articles portant sur tous les aspects du système.
Archives des forums d’aide
Les principaux forums dédiés au support de TEX sont les groupes de news Usenet news:comp.text.tex (en anglais) et news:fr.comp.text.tex (en français) ainsi que les listes de diffusion texhax@tug.org (en anglais) et gut@ens.fr (en français). Les archives correspondantes contiennent des milliers de questions et réponses déjà traitées et permettent une recherche fructueuse. Voir http://groups.google.com/groups?group=comp.text.tex et http://tug.org/mail-archives/texhax, respectivement. Une question posée sur un moteur de recherche, tel que http://google.com, peut aussi fournir des réponses pertinentes.
Poster une question
Si vous n’obtenez pas de réponse, vous pouvez poster la question à comp.text.tex via Google ou votre lecteur de news, ou encore par messagerie à texhax@tug.org. Mais avant de le faire, merci de lire l’introduction de la FAQ donnant les conseils sur la façon de rédiger la question pour avoir des chances d’obtenir une réponse : http://www.tex.ac.uk/cgi-bin/texfaq2html?label=askquestion.
Support de TEX Live
Si vous voulez faire un rapport d’anomalie, émettre des suggestions ou des commentaires sur la distribution TEX Live, l’installation ou la documentation, utilisez la liste de diffusion tex-live@tug.org. Mais attention, si la question concerne l’utilisation d’un programme particulier inclus dans TEX Live, il vaut mieux que vous écriviez directement à la personne ou à la liste de diffusion qui maintient le programme.

L’autre aspect du sujet concerne l’aide à apporter aux personnes soumettant des questions. Les forums comp.text.tex, fr.comp.text.tex ainsi que les listes de diffusion texhax et gut sont ouverts à tous, aussi n’hésitez pas à vous y joindre, à commencer la lecture et à fournir de l’aide là où cela vous est possible. Bienvenue dans le monde TEX !

2 Structure de TEX Live

Nous décrivons ici la structure et le contenu de TEX Live et de TEX Collection qui est un sur-ensemble de TEX Live.

2.1 Distributions multiples : live, inst, protext

Des limitations d’espace liées au format des CD-ROM nous ont contraint à diviser TEX Collection en plusieurs distributions :

live
Un système exécutable complet sur DVD ; il est trop volumineux pour tenir sur CD-ROM. Le DVD contient aussi une image du système CTAN, totalement indépendant de TEX Live, la distribution MacTEX pour Mac OS X, la distribution ProTEXt pour Windows, ainsi que d’autres extensions réunies dans un répertoire texmf-extra.

Les droits d’utilisation des fichiers présents dans CTAN, ProTEXt, MacTEX et texmf-extra diffèrent de ceux de TEX Live, pensez à lire les licences si vous envisagez de modifier ou de redistribuer certains de ces fichiers.

inst(allable)
Un système complet sur CD pour les Unix (dont Linux et Mac OS X) ; pour le faire tenir sur le CD, il a fallu compresser tout ce que nous avons pu. Du coup, il n’est pas possible d’exécuter directement TEX depuis le CD d’installation, il vous faut l’installer sur disque (d’où le nom). L’installation est décrite dans les sections concernées (3.2 et 5.2 pour Mac OS X).
protext
Une extension du système MiKTEX sur CD pour Windows. Cette distribution est totalement indépendante du TEX Live, elle nécessite un mode d’installation spécifique. Elle peut être installée sur disque ou exécutée directement depuis le CD. Le site de ProTEXt se trouve ici : http://tug.org/protext.

protext est fourni à la fois sur le DVD live et sur un CD spécifique pour ceux qui n’ont pas de lecteur de DVD.

On peut déterminer la nature de la distribution utilisée en recherchant le fichier 00type.TL dans le répertoire racine du médium utilisé (CD ou DVD). Ce fichier contient aussi la date de dernière mise à jour du TEX Live.

2.2 Répertoires situés à la racine

Les répertoires les plus importants situés à la racine du DVD live sont énumérés ci-dessous. Cette année, la distribution TEX Live est dans un sous-répertoire texlive2007 et non à la racine.

bin

Programmes de la famille TEX, rangés dans des sous-répertoires selon les plates-formes.

source

Le code source de tous les programmes, incluant la distribution Web2C de TEX et Metafont. Il s’agit d’une archive au format tar, compressée par bzip2. Faute de place, le répertoire source n’est pas sur le CD inst (seulement sur le DVD live).

setuptl

Programmes d’installation pour Windows et Linux.

support

Ensemble d’extensions et programmes auxiliaires. Ils ne sont pas installés par défaut.

texmf

Répertoire contenant les programmes et leur documentation. Ne contient ni les formats ni les extensions (appelé TEXMFMAIN dans la section suivante.)

texmf-dist

Répertoire principal où se trouvent les extensions, les fontes, etc., avec leur documentation (appelé TEXMFDIST dans la section suivante.)

texmf-doc

Répertoire contenant le reste de la documentation, le sous-répertoire doc est organisé par langue.

texmf-var

Répertoire contenant les fichiers générés automatiquement (appelé TEXMFSYSVAR dans la section suivante.)

Le répertoire texmf-doc ne contient que de la documentation mais pas toute la documentation. Celle concernant les programmes (manuels, pages man et fichiers de type info est dans texmf/doc car les programmes correspondants sont dans texmf. De même, la documentation des extensions et formats est dans texmf-dist/doc. Les commandes texdoc ou texdoctk trouveront pour vous les documentations où quelles soient sur le disque. Le fichier doc.html du DVD live contient une liste de liens bien utiles pour localiser les fichiers de documentation.

On trouve également, au même niveau que les répertoires mentionnés ci-dessus, les scripts d’installation et les fichiers README (dans différentes langues).

2.3 Description des arborescences texmf utilisées

Nous donnons ici la liste complète des variables prédéfinies qui contiennent les noms des différentes arborescences de type texmf et l’usage qui en est fait. La commande texconfig conf retourne les valeurs de ces variables, ce qui permet de savoir où se trouvent ces différentes arborescences dans une installation donnée.

TEXMFMAIN

contient les éléments essentiels du système, comme les scripts (web2c/mktexdir, etc.), les fichiers .pool, etc.

TEXMFDIST

contient les fichiers de macro (Plain, LATEX, ConTEXt, etc.,), les fontes, etc., de la distribution TEX Live. Rien ne devrait être ni ajouté ni supprimé dans cette arborescence.

TEXMFLOCAL

c’est là que l’administrateur de la machine place les classes et extensions locales, les fontes non disponibles dans TEX Live, etc.

TEXMFHOME

contient les fichiers personnels (extensions, classes, fontes) de l’utilisateur ; ce répertoire est sous $HOME par défaut. La variable TEXINPUTS ne devrait plus être utilisée.

TEXMFCONFIG

c’est là que les scripts updmap et fmtutil recherchent leurs fichiers de configuration en priorité. texconfig y place les versions modifiées des fichiers de configuration. Sous $HOME par défaut.

TEXMFSYSCONFIG

c’est là que les scripts updmap-sys et fmtutil-sys recherchent leurs fichiers de configuration en priorité. texconfig-sys y place les versions modifiées des fichiers de configuration.

TEXMFVAR

c’est là que les scripts texconfig, updmap et fmtutil rangent les formats et les fichiers .map qu’ils produisent. Sous $HOME par défaut.

TEXMFSYSVAR

c’est là que les scripts texconfig-sys, updmap-sys et fmtutil-sys rangent les formats et les fichiers .map qu’ils produisent.

Les possibilités offertes par texconfig sont décrites à la section 4.1, p. 29.

2.4 Les extensions de TEX

TEX Live contient plusieurs extensions de TEX.

e-TEX
ajoute un jeu, petit mais puissant, de nouvelles primitives et les extensions TEX--XE T pour l’écriture de droite à gauche ; e-TEX est, en mode normal, 100% compatible avec TEX standard. Pour plus de détails consulter le fichier texmf-dist/doc/etex/base/etex_man.pdf du DVD live.
pdfTEX
inclut les extensions e-TEX et produit, au choix, des fichiers au format Acrobat PDF ou au format DVI. Le manuel d’utilisation se trouve sur le DVD live dans texmf/doc/pdftex/manual/. Le fichier texmf/doc/pdftex/pdftex/manual/samplepdf/samplepdf.tex donne un exemple d’utilisation. pdfTEX est le moteur de base sur lequel sont construits tous les formats autres que plainTEX.
XeTEX
ajoute la possibilité d’utiliser le codage Unicode en entrée et les fontes OpenType en sortie, ceci grâce à des bibliothèques externes : voir http://scripts.sil.org/xetex.
Omega (Omega)
fonctionne en utilisant Unicode et des caractères 16 bits, ce qui lui permet de travailler directement et simultanément avec presque toutes les écritures du monde entier. L’extension supporte aussi le chargement dynamique d’OTP (Omega Translation Processes) qui permet à l’utilisateur d’appliquer sur des flux d’entrée quelconques des transformations complexes qu’il aura lui-même définies. Voir la documentation (pas vraiment à jour) dans texmf-dist/doc/omega/base/doc-1.8.tex.
Aleph
combine les fonctionnalités de Omega et de e-TEX. texmf-dist/doc/aleph/base contient une documentation de base.

2.5 Quelques autres programmes intéressants dans TEX Live

Voici quelques autres programmes couramment utilisés et présents dans TEX Live :

bibtex

Traitement de la bibliographie.

makeindex

Traitement des index.

dvips

Conversion DVI vers PostScript.

xdvi

Visualisation DVI pour le système X Window.

dvilj

Pilote DVI pour les imprimantes HP LaserJet.

dv2dt, dt2dv

Conversion DVI vers ou depuis du texte simple.

dviconcat, dviselect

Couper/Coller de pages à partir de fichiers DVI.

dvipdfmx

Conversion DVI vers PDF, une autre approche que celle de pdfTEX (mentionné ci-dessus). Voir les extensions ps4pdf et pdftricks pour d’autres alternatives.

psselect, psnup, ...

Utilitaires PostScript.

lacheck

Vérification de syntaxe LATEX.

texexec

Processeur ConTEXt et PDF.

tex4ht

Conversion TEX vers HTML.

3 Utilisation sous Unix

Comme on l’a vu en section 1.1 p. 6, le TEX Live peut être utilisé de trois façons principales :

  1. Exécution directe depuis le DVD live.
  2. Installation sur le disque dur.
  3. Intégration d’un jeu de composants ou collections dans un système TEX déjà installé.

Les procédures spécifiques à Unix sont décrites pour chacun de ces cas dans les sections qui suivent.


ATTENTION : Les CD et le DVD sont au format ISO 9660 (High Sierra), avec les extensions « Rock Ridge » (et « Joliet » pour Windows). Votre système doit pouvoir reconnaître les extensions « Rock Ridge » pour une utilisation optimale de TEX Live. Consultez votre documentation concernant la commande mount pour voir si c’est le cas. Si votre réseau local est constitué de machines différentes, regardez si vous pouvez monter les CD sur une machine qui supporte Rock Ridge et utiliser ce point de montage pour les autres machines.

L’utilisation des CD sur les systèmes modernes ne devrait pas poser de problèmes. S’il y en avait, n’hésitez pas à nous le faire savoir. La suite de ce document suppose que vous avez installé et monté les CD avec une compatibilité Rock Ridge parfaite.


N.B. : les droits de « root » sont souvent requis pour monter le CD. D’autre part, selon le type d’Unix utilisé, il vous faudra probablement connaître le mot de passe de « root » ou tout au moins utiliser la commande sudo pour effectuer l’installation (le droit d’écriture sur le(s) répertoire(s) d’installation est évidemment indispensable). Cette remarque concerne particulièrement les utilisateurs de Mac OS X à qui nous recommandons de prendre d’abord connaissance de la section 5 avant toute installation.

3.1 Utiliser TEX Live à partir du DVD live

La liste des architectures sur lesquelles fonctionne TEX Live est donnée page 20 (table 2).

On peut utiliser le système TEX directement depuis DVD live, sans l’installer sur le disque dur (d’où en fait le nom TEX Live). Il n’est pas possible de faire tourner TEX directement depuis le CD inst (voir section 2.1, page 8). Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock Ridge. La commande exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux, mais les noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de l’utilisateur sont soulignées.

> mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom

Se placer au point de montage du lecteur :

> cd /mnt/cdrom
Lancer le script install-tl.sh :

> sh install-tl.sh
Welcome to TeX Live...

Après l’affichage de divers messages de bienvenue et une liste des options du menu principal, l’installation réclame l’entrée d’une commande. Taper alors le caractère voulu suivi d’un retour-chariot. Ne pas taper les chevrons (ni < ni >) ; on peut utiliser des majuscules ou des minuscules ; ici, les exemples utilisent des minuscules.

Pour exécuter live, la première commande est d suivie de la sous-commande 1 pour choisir le répertoire du disque local où seront placés les fichiers (tels que les fontes et les formats) que le système TEX génère lui-même ainsi que les fichiers de configuration si besoin est. On utilisera /opt/texlive2007 dans cet exemple, mais un utilisateur non privilégié peut très bien choisir un sous-répertoire non-existant de son répertoire personnel (il sera créé et ne contiendra donc que du matériel TEX Live). Étant donné que les fichiers créés ne sont pas toujours compatibles d’une année sur l’autre, il est recommandé d’inclure l’année dans le nom du répertoire. Si la valeur par défaut /usr/local/texlive/2007 vous convient (c.-à-d. que /usr/local/texlive/2007 n’est pas un répertoire existant et que vous avez les droits pour écrire sous /usr/local), vous pouvez sauter cette étape.

Enter command: d
Current directories setup:
<1>  TEXDIR:     /usr/local/texlive/2007
...
Enter command: 1
New value for TEXDIR [/usr/local/texlive/2007]: /opt/texlive2007
...
Enter command: r

Retour au menu principal. La seconde (et dernière) commande est r pour faire tourner live à partir du DVD sans pour autant l’installer sur le disque dur :

Enter command: r
Preparing destination directories...
...
Welcome to the TeX Live!
>

On se retrouve au niveau de la ligne de commande comme on vient de le voir.

Il faut maintenant modifier les deux variables d’environnement PATH et TEXMFSYSVAR comme indiqué à l’écran quelques lignes au dessus de « Welcome to TeX Live ! ». La syntaxe dépend du shell utilisé. Les syntaxes précises sont affichées pour les shell de type Bourne ou compatible (bash, sh ksh, etc.) et pour les C shells (csh, tcsh). Rappelons qu’il suffit de taper la commande echo $SHELL pour connaître le nom du shell utilisé. Le plus simple est de recopier par copier-coller, soit les deux lignes commençant par « setenv » pour les C shells, soit les trois lignes « PATH= », « TEXMFSYSVAR= », « export ... » pour les shell de type Bourne (suivies d’un retour-chariot) dans le terminal de commandes.

Ceci suffit pour pouvoir utiliser la distribution TEX Live pendant toute la session. Pour ne pas avoir à redéfinir PATH et TEXMFSYSVAR à chaque nouvelle connexion, il suffit d’entrer les mêmes commandes à l’aide d’un éditeur dans le fichier d’initialisation du shell (.bash_profile, .profile ou .cshrc selon le cas). L’initialisation se fera ensuite automatiquement au début de chaque nouvelle session.

Une fois l’installation terminée et les variables d’environnement initialisées, la dernière étape consiste à exécuter texconfig ou texconfig-sys pour éventuellement modifier certains paramètres. Ceci est expliqué à la section 4.1, p. 29.

Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.

3.2 Installer TEX Live sur le disque

Il est possible, et même habituel, d’installer le système TEX à partir du TEX Live sur le disque (« dur »). Ceci peut se faire en utilisant soit le DVD live, soit le CD inst (voir section 2.1, p. 8 pour des explications sur les différentes distributions).

Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock Ridge. La commande exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux, mais les noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de l’utilisateur sont soulignées.

> mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom

Se placer au point de montage du lecteur :

> cd /mnt/cdrom
Lancer le script install-tl.sh :

> sh install-tl.sh
Welcome to TeX Live...

Après l’affichage de divers messages de bienvenue et une liste des options du menu principal, l’installation réclame l’entrée d’une commande. Taper alors le caractère voulu suivi d’un retour-chariot. Ne pas taper les chevrons (ni < ni >) ; on peut utiliser des majuscules ou des minuscules ; ici, les exemples utilisent des minuscules.

La table 1 donne la liste des options du menu principal. On peut choisir les options dans n’importe quel ordre, mais i doit être la dernière choisie. Il est cependant raisonnable de procéder dans l’ordre où elles apparaissent ici !


Table 1: Options d’installation du menu principal
p plate-forme que vous utilisez
b choix des binaires à installer (architectures multiples)
s schéma d’installation de base (complet, recommandé, GUTenberg, etc.).
c modifier le choix des collections individuelles
l modifier le choix des langues à installer
d répertoire où faire l’installation
o autres options
i lancer l’installation

Voici quelques précisions sur chaque option.

p – Platform (current).
Plate-forme utilisée.
Le script d’installation détecte automatiquement la plate-forme sur laquelle il tourne, il est en général inutile de modifier cette option, sauf en cas d’erreur.
b – Binary architectures.
Binaires pour d’autres architectures.
Par défaut, seuls les binaires pour votre plate-forme seront installés. À l’aide de ce menu-ci, il est possible de choisir d’installer aussi les binaires pour d’autres plates-formes (ou de ne pas installer pour la plate-forme courante). C’est utile si on partage un arbre TEX au travers d’un réseau de machines hétérogènes. La table 2 ci-dessous donne la liste des architectures pour lesquelles des binaires sont disponibles.



Table 2: Les binaires sont disponibles pour les architectures suivantes.
     alpha-linux HP Alpha GNU/Linux
     i386-darwin Intel x86 Mac OS X
     i386-freebsd Intel x86 FreeBSD
     i386-linux Intel x86 GNU/Linux
     mips-irix SGI IRIX
     powerpc-aix IBM RS/6000 AIX
     powerpc-darwin PowerPC Mac OS X
     sparc-linux Sun Sparc GNU/Linux
     sparc-solaris Sun Sparc Solaris
     win32 Windows (32-bit)
     x86_64-linux Intel x86 64-bit GNU/Linux
    

s – Base Installation scheme.
Schéma d’installation de base.
Ce menu permet de choisir un type d’installation plus ou moins complet. L’option par défaut (full) installe tout, c’est un bon choix si l’espace disque n’est pas limité. Les francophones préféreront peut-être le schéma GUTenberg, mais on peut choisir un ensemble minimal (basic) pour économiser de la place sur le disque. On trouve aussi des ensembles spécifiques pour Omega ou pour les utilisateurs d’XML.
c – Individual collections.
Collections individuelles.
Ce menu permet d’ajouter ou de supprimer des collections parmi celles retenues par le schéma choisi ci-dessus. Chaque collection — fichiers de macros TeX, familles de fontes Metafont, etc. — est formée de plusieurs composants. Attention, le programme différencie les lettres minuscules des lettres capitales pour les touches de sélection.
l – Language collections.
Collections de langues.
Ce menu fonctionne comme celui de c pour modifier le choix des langues à installer. Attention, le programme différencie les lettres minuscules des lettres capitales pour les touches de sélection.

Voici la liste des collections de langues du TEX Live (on garde ici les noms anglais des options qui sont ceux du système !) :

African (qq scripts) Arabic Armenian Chinese Japanese Korean

Croatian Cyrillic Czech/Slovak Danish

Dutch Finnish French German

Greek Hebrew Hungarian Indic

Italian Latin Manju Mongolian

Norwegian Polish Portuguese Spanish

Swedish Tibetan UK English Vietnamese

Les collections de langues comprennent normalement des fontes, macros, motifs de césure et autres fichiers. Par exemple, frenchle.sty est installé lorsqu’on sélectionne la collection French. Par ailleurs, l’installation d’une langue de la collection modifie le fichier de configuration language.dat qui contrôle quelles divisions (ou coupures de mots) sont chargées.

d – Installation directories
Choix des répertoires d’installation.
Ceci concerne les trois répertoires suivants :
TEXDIR

Répertoire de plus haut niveau sous lequel tout le reste sera installé, la valeur par défaut est /usr/local/texlive/2007. Il est conseillé de faire figurer l’année dans le nom choisi, de façon à pouvoir conserver séparément plusieurs versions de TEX Live. L’ajout d’un lien symbolique /usr/local/texlive/current qui pointe vers la version à utiliser facilitera grandement le basculement d’une version à l’autre et le retour à l’ancienne version en cas de problème.

Sous Mac OS X, les interfaces utilisateurs recherchent TEX dans /usr/local/teTeX ; plutôt que d’installer la distribution TEX Live dans ce répertoire, on pourra faire l’installation par défaut (dans /usr/local/texlive/2007 donc) et ajouter deux liens symboliques : current qui pointe vers 2007 et teTeX qui pointe vers current. Pour cela il suffit de taper les deux commandes suivantes dans un terminal :

> (cd /usr/local/texlive ; ln -s ./2007 ./current)
> (cd /usr/local ; ln -s ./texlive/current teTeX)
TEXMFLOCAL

C’est dans cette arborescence que doivent être placés les fichiers non fournis par TEX Live. La valeur par défaut est /usr/local/texlive/texmf-local. C’est l’endroit recommandé pour y mettre les classes et les fichiers de style locaux, les fontes (par exemple commerciales) non disponibles sur TEX Live ainsi que les paramètres de configuration locaux.

TEXMFSYSVAR

C’est dans cette arborescence que les scripts texconfig-sys, fmtutil-sys, updmap-sys installent les fichiers qui sont spécifiques à la version, notamment les fichiers de format. La valeur par défaut est TEXDIR/texmf-var, il n’y a en général aucune raison de la changer. Les fichiers configuration modifiables par texconfig-sys (voir section 4.1, p. 29), comme fmtutil.cnf et updmap.cfg, sont eux dans TEXMFSYSCONFIG.

o – Other Options.
Ce menu permet de choisir les options suivantes :
a

Pour spécifier un autre répertoire pour les fontes générées. La valeur par défaut utilise l’arborescence TEXMFVAR, comme on l’a dit plus haut. Si vous voulez que l’arborescence principale soit accessible en lecture uniquement, cette option permet de choisir une autre localisation (qui doit bien sûr être accessible en lecture-écriture pour tous) pour ranger les fontes créées dynamiquement.

l

Pour créer des liens symboliques pour les binaires, la documentation (man pages) ou les fichiers Info GNU. Par exemple, on peut désirer rendre la documentation de type man accessible depuis /usr/local/man et les fichiers Info depuis /usr/local/info (il faut alors bien sûr avoir les droits d’écriture dans les répertoires spécifiés).

En revanche, il est déconseillé d’utiliser cette option pour les binaires. Rendre les binaires TEX Live accessibles depuis /usr/local/bin risque de masquer définitivement, y compris pour root, les binaires TEX fournis en standard sur la plate-forme. Sous Linux par exemple, root doit utiliser par défaut les binaires teTEX fournis avec la distribution installée (Debian, Mandrake, RedHat, etc.) et non ceux fournis par TEX Live.

d

Pour ne pas installer l’arborescence de la documentation sur les fontes et les macros. Utile pour économiser de l’espace disque ou bien si la documentation a été installée auparavant à un autre emplacement.

s

Pour ne pas installer l’arborescence des fichiers source. Ceci peut être utile si cette arborescence est commune à différentes machines ou architectures, (partage par NFS ou automount par exemple).

i – Perform Installation.
Installer.
Quand les options de configuration sont satisfaisantes, on peut taper i pour lancer effectivement l’installation.

Lorsque l’installation est terminée, l’étape suivante consiste à inclure dans la variable PATH des usagers (autres que root cf. ci-dessus) le sous-répertoire de TEXDIR/bin spécifique à l’architecture de façon que les programmes nouvellement installés puissent être trouvés. Le tableau 2 (page 20) donne la liste des noms des architectures ; on peut aussi lister le contenu de TEXDIR/bin pour déterminer le nom du sous-répertoire de TEXDIR/bin à inclure en tête de PATH.

La syntaxe de cette commande et le fichier d’initialisation à utiliser dépendent du système utilisé. Pour un shell Bourne ou compatible (sh, bash, ksh, etc.), il faut mettre dans le fichier $HOME/.profile1 des futurs utilisateurs de TEX Live :

PATH=/TEXDIR/bin/archname:$PATH; export PATH

et pour un C shell (csh, tcsh), mettre dans le fichier $HOME/.cshrc :

setenv PATH /TEXDIR/bin/archname:$PATH

Sous Mac OS X ceci se peut se faire de la manière suivante, qui évite d’avoir à ouvrir un éditeur sur un fichier caché : on redevient utilisateur de base, on se place dans son répertoire personnel, en tapant dans le Terminal

> exit ; cd
On vérifie quel est le shell utilisé en tapant

> echo $SHELL
Si la réponse est bash (ou sh) le fichier à modifier est .profile, si c’est tcsh (ou csh) le fichier à modifier est .cshrc.
Cas de bash : on tape dans le terminal 2

> touch .profile
> echo "export PATH=/usr/local/texlive/2007/bin/powerpc-darwin:$PATH" >> .profile
> source .profile
Cas de tcsh : on tape dans le terminal 2

> touch .cshrc
> echo "setenv PATH /usr/local/texlive/2007/bin/powerpc-darwin:$PATH" >> .cshrc
> source .cshrc
La mise à jour de la variable PATH est terminée.

Voici un court exemple qui sélectionne une installation complète avec les binaires du système actuel seulement (on accepte tous les choix par défaut). Les RETURN sont omis ici.

> sh install-tl.sh
i                         # lancer l’installation
# Redevenir utilisateur de base (non root)
> exit ; cd
# Nouveau PATH (sous Linux, SHELL=bash, compte avec fichier .bash_profile) :
> echo "export PATH=/usr/local/texlive/2007/bin/i386-linux:$PATH" >> .bash_profile
> source .bash_profile    # faire prendre en compte le nouveau PATH

Si votre système Unix connaît la commande manpath (essayez en tapant man manpath dans un terminal), vous pourrez accéder à la documentation de TEX Live grâce à la commande man en ajoutant la ligne suivante (en adaptant les chemins éventuellement) dans le fichier /etc/manpath.config (ceci nécessite les droits de root) :

MANPATH_MAP /usr/local/texlive/2007/bin/i386-linux /usr/local/texlive/2007/texmf/doc/man

Une fois l’installation terminée et les variables d’environnement initialisées, la dernière étape consiste à exécuter texconfig ou texconfig-sys pour éventuellement modifier certains paramètres. Ceci est expliqué à la section 4.1, p. 29.

Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.

3.2.1 Installation non interactive

Lorsqu’on doit dupliquer la même installation sur plusieurs machines, il peut être fastidieux de devoir répondre à chaque fois à la même liste de questions. Une installation personnalisée automatique est possible.

Exemple : pour réaliser une installation standard de TEX Live sous /opt/texlive plutôt que sous /usr/local/texlive, il suffit d’exécuter les trois commandes suivantes :

> TEXLIVE_INSTALL_PREFIX=/opt/texlive
> export TEXLIVE_INSTALL_PREFIX
> echo i | sh install-tl.sh

L’argument « i » passé au script d’installation sert à lancer l’installation (en mode interactif, on taperait i au clavier).

Cinq variables d’environnement permettent de choisir où aura lieu l’installation :

TEXLIVE_INSTALL_PREFIX

remplace /usr/local/texlive.

TEXLIVE_INSTALL_TEXDIR

remplace /usr/local/texlive/2007.

TEXLIVE_INSTALL_TEXMFLOCAL

remplace /usr/local/texlive/texmf-local.

TEXLIVE_INSTALL_TEXMFSYSVAR

remplace /usr/local/texlive/2007/texmf-var.

TEXLIVE_INSTALL_TEXMFHOME

remplace $HOME/texmf.

Pour réaliser une installation personnalisée, il est facile d’écrire un petit script qui passe les arguments adéquats à la commande install-tl.sh ; par exemple pour une installation selon le schéma Gutenberg, avec comme langues supplémentaires l’espagnol et l’anglais britannique, à placer sous /opt/texlive, on pourrait lancer (sous root, en supposant que le SHELL est sh ou bash le script suivant :

  TEXLIVE_INSTALL_PREFIX=/opt/texlive
  export TEXLIVE_INSTALL_PREFIX
  sh install-tl.sh <<EOI
  s
  e
  l
  A
  D
  r
  i
  EOI

les lettres figurant entre <<EOI et EOI étant exactement celles entrées (dans le même ordre) lors d’une installation interactive.

Une autre solution (meilleure ?) consisterait à utiliser un fichier configure à la mode GNU... Les volontaires pour travailler dans cette direction sont les bienvenus !

3.3 Ajouter des composants à une installation

On peut ajouter des composants individuels ou des collections de la distribution actuelle à une distribution autre que TEX Live ou à une installation plus ancienne de TEX Live. Ceci peut se faire soit à partir du DVD live soit à partir du CD inst.

Pour démarrer, il faut d’abord « monter » le médium avec les extensions Rock Ridge. La commande exacte varie d’un système à l’autre ; la commande suivante fonctionne sous Linux, mais les noms du périphérique (ici /dev/cdrom) et du point de montage (ici /mnt/cdrom) peuvent changer.
N.B. Tous nos exemples utilisent > pour les lignes de commandes (shell prompt) ; les commandes de l’utilisateur sont soulignées.

> mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom

Se placer au point de montage du lecteur :

> cd /mnt/cdrom

Lancer le script install-pkg.sh (et non install-tl.sh qui n’est destiné qu’à l’installation complète) :

> sh install-pkg.sh options

Le premier jeu d’options permet de choisir ce qui sera installé :

--package=pkgname

Le composant individuel à installer.

--collection=colname

La collection individuelle à installer.

--nodoc

Ne pas installer les fichiers de documentation pour cette opération.

--nosrc

Ne pas installer les fichiers source pour cette opération.

--cddir=dir

Répertoire source d’où on lit ; par défaut le répertoire courant. Si on a suivi les instructions ci-dessus, il n’a pas besoin d’être modifié.

--listdir=dir

Ce qu’on appelle « répertoire des listes » dans cddir d’où on lira l’information sur le composant. Si on a suivi les instructions ci-dessus, il n’y a pas besoin de le modifier.

La suite des opérations est contrôlée par les options décrites ci-dessous. Si aucune n’est spécifiée, par défaut on installe les fichiers spécifiés. L’arborescence principale de destination est le répertoire père du répertoire bin affiché par la commande which tex. On peut la modifier en changeant les variables d’environnement TEXMFMAIN ou TEXMF.

--listonly

Liste les fichiers à installer mais n’installe rien du tout !

--archive=tarfile

Au lieu d’installer les fichiers dans le système TEX, crée une archive tar.

Options additionnelles :

--config

Après l’installation, exécuter texconfig init.

--nohash

Après installation, ne pas lancer mktexlsr pour reconstruire la base de données des noms de fichiers.

--verbose

Donner plus d’informations durant l’exécution des scripts.

Voici quelques exemples d’utilisation :

  1. Voir les fichiers du composant fancyhdr sans l’installer :

    > sh install-pkg.sh --package=fancyhdr --listonly

    texmf-dist/doc/latex/fancyhdr/README
    texmf-dist/doc/latex/fancyhdr/fancyhdr.pdf
    ...
  2. Installer le composant LATEX natbib :

    > sh install-pkg.sh --package=natbib
  3. Installer le composant LATEX alg sans les sources ni la documentation :

    > sh install-pkg.sh --package=alg --nosrc --nodoc
  4. Installer tous les composants dans la collection de macros additionnelles de plain TEX  :

    > sh install-pkg.sh --collection=tex-plainextra
  5. Faire une archive tar dans /tmp contenant tous les composants de pstricks :

    > sh install-pkg.sh --package=pstricks --archive=/tmp/pstricks.tar

Passez maintenant à la section 4.2 pour effectuer quelques tests de bon fonctionnement.

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un gourou système pour vous aider à résoudre vos problèmes, tels que la façon de monter le médium TEX Live, le choix des répertoires à utiliser ou les modifications à apporter dans vos fichiers d’initialisation.

4 À faire après l’installation

Une fois l’installation terminée il faut, quel que soit le système, configurer le système pour certains besoins locaux et faire des tests de base.

Cette phase de post-installation comprend éventuellement la prise en compte de composants, fontes ou de programmes qui n’étaient pas inclus dans TEX Live. L’idée de base est de faire les ajouts dans l’arborescence TEXMFLOCAL (si vous avez installé depuis le disque) ou dans TEXMFSYSVAR (si vous exécutez depuis le disque) ; voir « répertoires d’installation » en page 21.

Bien sûr, les détails varient d’un cas à l’autre et nous n’essayerons donc pas de les traiter ici. Voici quelques pointeurs à consulter :

4.1 Le programme texconfig

Vous pouvez utiliser le programme texconfig n’importe quand après votre installation pour reconfigurer votre système de façon à satisfaire les besoins locaux. Il peut être nécessaire de l’exécuter au moins une fois juste après l’installation si les valeurs par défaut de certains paramètres ne vous conviennent pas. Ce programme est installé avec les autres sous le répertoire propre à votre architecture TEXDIR/bin/archname, si vous n’avez pas modifié le PATH de root, il faudra le lancer (sous root) avec son chemin complet.

Si on le lance sans arguments, il entre en mode plein-écran et on peut alors voir et modifier interactivement les paramètres.

On peut aussi le lancer avec diverses options. Voici les plus courantes (la distribution TEX Live est configurée pour utiliser du papier A4 par défaut) :

texconfig paper letter

Mettre la taille par défaut du papier à letter pour les pilotes pdftex, dvips, dvipdfm, xdvi, etc.

texconfig rehash